outils pour arreter de crier sur votre enfant

Pourquoi ne faut-il pas crier sur son enfant ? Les outils et les solutions

Qui n’a jamais crié sur son enfant ? La fatigue de papa et maman, l’enfant qui ne respect pas les consignes…

Pendant des siècles, on a forcé les enfants à se soumettre par la crainte. On sait aujourd’hui que l’activation répétée de l’alerte cérébrale déclenchée par la peur durant l’enfance peut provoquer plus tard des troubles de l’anxiété. Il y a bien suffisamment d’occasions naturelles d’avoir peur pour ne pas en rajouter. [1]

Notre enfant intérieur crie !

Souvent quand on crie, c’est l’enfant intérieur qui s’exprime. L’enfant intérieur correspond à notre propre enfance :

  • L’interdiction de crier dans notre enfance
  • Être apeuré par la colère du parent
  • Suivre le schéma familial par manque de solutions

Notre propre enfance a un impact sur la vie de tous les jours, dans l’éducation de nos enfants. Pour être un parent bienveillant, dans l »idéal il faudrait être bien dans sa peau, gérer ses propres émotions pour pouvoir accompagner son enfant à mieux gérer les siennes. Dans le cas contraire, le parent peut être impulsif, très impatient voire violent. Mon but est de vous apporter des solutions positives avec communication non violente. Consultez un bref article sur la parentalité positive, un réel travail à faire sur soi-même.

Les solutions pour arrêter de crier sur son enfant

  • Être bien dans sa peau, le bien-être est le moteur du parent. Vous devez être en phase avec vous même, avec vos émotions. Vous devez réussir à prendre soin de vous, être bienveillant envers vous-même en premier.Faites des exercices de sophrologie, de la méditation, de la respiration abdominale. C’est la base pour ne pas crier, c’est vraiment la clé pour être bien dans sa peau et ne pas s’énerver contre son enfant.
  • Arrêtez de demander l’impossible à vos enfants, rétablissez le lien affectif avec votre enfant avec un jeu, un massage ou un câlin. Rappelez-vous que l’amour n’est pas une récompense, mais un carburant. L’ocytocine est l’hormone de l’amour, du bien-être, abusez-en ! Quand vous parlez à votre enfant, mettez-vous à sa hauteur, pas besoin de lui frapper sur la main en retour ou autres violences sinon l’enfant finira par croire que toute solution doit être résolue par une violence, Il finira par se soumettre par crainte et ceci n’est pas du tout bon, pour lui mais aussi pour son cerveau. Je m’explique, un enfant sous stress répété influe sur les gènes du cerveau, surtout entre 0 à 6 ans où le cerveau est extrêmement malléable. Un article très intéressant sur le sujet : « Le stress dans l’enfance est très nocif pour les chromosomes » .
  • Comprendre les émotions de notre enfant, en effet c’est la deuxième clé pour ne pas crier. Il n’est jamais trop tôt pour parler aux enfants des émotions. L’incapacité des enfants à identifier et exprimer leurs émotions se reflète souvent dans leur comportement. Selon les recherches disponibles , les colères et les comportements agressifs peuvent souvent être liés à des émotions non gérées. 

Les outils pour gérer les émotions et ne plus crier

  • Faites des visages d’émotion différentes et demandez aux enfants de deviner ce que vous ressentez.
  • Tout au long de la journée, aidez les enfants à apprendre à étiqueter leurs propres émotions et quoi faire pour se sentir mieux.
  • En lisant des histoires aux enfants, demandez aux enfants de deviner comment les personnages de l’histoire se sentent. Posez des questions comme « Pouvez-vous dire comment le personnage se sent ? Pouvez-vous faire un visage qui montre ce sentiment? «
  • Pendant l’heure du repas, parlez aux enfants d’une situation qui vous fait ressentir une émotion particulière (par exemple, heureux, triste, frustré, en colère, jaloux, etc.). Ensuite, demandez aux enfants de partager les choses qui leur font ressentir la même émotion.
  • Utilisez des marionnettes pour jouer différentes situations (par exemple, une marionnette prend un jouet d’une autre marionnette); demandez aux enfants quelle (s) émotion (s) les marionnettes peuvent ressentir (demandez-leur de choisir parmi des images d’enfants faisant des émotions différentes). Après avoir étiqueté les émotions, demandez aux enfants de pratiquer l’émotion avec leurs propres visages.
  • Jouez à un jeu d’émotion à l’extérieur. Sonnez une cloche et demandez à tout le monde de marcher autour du terrain de jeu comme s’ils étaient tristes. Sonnez de nouveau la cloche et faites marcher les enfants comme s’ils étaient excités. Répétez l’activité jusqu’à ce que vous ayez pratiqué plusieurs émotions.
  • Dans tout livre de contes que vous lisez, demandez aux enfants d’identifier comment les personnages se sentent. Ils ne doivent pas être des « livres d’émotion ». Même des histoires familières comme Boucles d’or et les trois ours ont beaucoup d’occasions de parler d’émotions (déçues qu’elles doivent attendre que la bouillie refroidisse, curieux de savoir à quoi ressemblent les lits, surprises de voir des Boucles d’Or, effrayées de voir les ours …) .
  • Jouer à un jeu de devinettes émotion. Prenez un morceau de papier ou une petite couverture et tenez-le devant votre visage. Abaissez-le lentement pour révéler votre visage montrant une émotion. Les enfants devinent l’émotion que vous ressentez, puis montrent leur visage avec cette même émotion. Ensuite, parlez de ce qui pourrait vous faire ressentir de cette façon.
  • Quand les enfants arrivent pour la journée, demandez-leur de dire ce qu’ils ressentent. Demandez au reste de la classe les moyens appropriés pour répondre à leurs sentiments. Par exemple, si un enfant dit qu’il est timide, un ami pourrait tenir sa main pendant un cercle.
  • Pendant la lecture des livres, les enfants lèvent la main quand ils peuvent dire comment les personnages se sentent. Demandez-leur ensuite d’exprimer ces sentiments ou de faire des grimaces qui correspondent aux sentiments lorsque vous lisez le livre. Par exemple, peut-être que la mère dans l’histoire se sent frustrée, tous les enfants peuvent faire des grimaces jusqu’à ce qu’elle éclaircisse son humeur et qu’elle soit heureuse, puis ils changent aussi de visage. C’est une activité soignée parce que nous le faisons naturellement avec le froissement des sourcils et des rires. Si vous faites faire cela tous les jours par les enfants, cela deviendra de plus en plus naturel.
  • À la fin de la journée, organisez une séance de débriefing lorsque chaque enfant arrive à exprimer une émotion qu’il a eu pendant la journée. Donnez-leur une phrase incitée à travailler avec comme « Aujourd’hui, je me sentais ________ quand ________ est arrivé. » Lorsque les enfants montent dans l’autobus ou dans les voitures avec leurs parents, encouragez-les à dire leur peine émotionnelle, ce qui, espérons-le, encouragera la discussion sur le chemin du retour. Donner à l’enfant une image d’un visage de sentiment pour les aider à se souvenir.
  • Visages de miroir: Demandez aux enfants de s’aligner en paires qui se font face. Un enfant prétend qu’il regarde dans le miroir et fait un visage d’émotion. L’autre enfant agit comme le reflet et copie l’émotion avec son propre visage.
  • Regardez dans le miroir ensemble. Aidez l’enfant à se décrire et à vous décrire.
  • Appelez les émotions et demandez aux enfants de vous montrer l’émotion. Adaptez des chansons comme «Si vous êtes heureux et vous le savez» pour inclure une variété d’émotions – étonnées, fatiguées, timides, en colère – pour aider les enfants à pratiquer les visages et le vocabulaire.
  • Dites aux enfants de choisir un sentiment de bonheur, de folie, de tristesse, de surprise, etc. et laissez les enfants dessiner l’image d’un moment qu’ils ont ressenti de cette façon.
  • Utilisez différentes couleurs pour différents sentiments: par exemple, rouge pour un sentiment de colère, laissez les enfants dessiner quelque chose qui les mettent en colère. Vous pouvez vous appuyer du livre « La couleur des émotions » [2]

Les outils de parentalité positive sont disponibles ici 

Les 4 clés pour une communication non violente

O comme Observation

Observez mais ne faites pas de jugement de valeur et ne généralisez pas.

A éviter :  » Tu es tout le temps en retard/désagréable/triste ».

Préférez plutôt : « Nous avions rendez-vous à 18H. Il est 18H15. J’aurais aimé être averti de ton retard. »
« Je vois que les habits ne sont pas rangés dans l’armoire. »

S comme Sentiment

Exprimez ce que vous ressentez, partagez vos émotions.

Par exemple : « Quand j’entends ces mots, je me sens rabaissé et triste. » « Je suis triste,… »

B comme Besoin

Derrière chaque émotion, se cache un besoin satisfait (sentiment positif) ou insatisfait (sentiment négatif).

Les besoins sont à la base de la CNV car « les jugements portés sur autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis ».

Les identifier, c’est s’inscrire dans une action réparatrice.

D comme Demande

C’est la dernière étape de CNV. Il s’agit d’exprimer une demande. N’attendons pas que les autres devinent nos besoins, exprimons-les. Ainsi nous évitons de porter des jugements hâtifs autant que faux sur ceux qui nous entourent. [3]

Quel est votre expérience avec votre/vos enfants ?

 

Mes sources d’inspiration: 

[1] Isabelle Filliozat – J’ai tout essayé

[2] Oummi Materne – Les outils des émotions 

[3] Marshall Rosenberg

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